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EXPOS - MUSEES

© DR Fernando Palma Rodriguez

15e Biennale de Lyon art contemporain - Là où les eaux se mêlent

du 18 septembre au 5 janvier Anciennes usines Fagor Brandt - Lyon

Et voilà ! La 15e biennale d'art contemporain a ouvert ses portes dans un nouveau lieu, l'immense site des Usines Fagor où l'on a longtemps fabriqué des machines à laver le linge, avant qu'il soit déserté puis reconverti en lieu culturel...
Un curieux paradoxe qui a, forcément, questionné les 56 artistes invité.es, sous des formes, évidemment très différentes. Ce qu'on peut dire d'entrée, c'est que cette biennale n'est pas des plus joyeuses ni des moins engagées. Ça n'empêchera pas les plus jeunes d'apprécier ce gigantesque terrain de jeu qui forme de nombreux paysages, mentaux ou physiques, selon le point de vue que l'on embrasse.
Dès l'arrivée dans le hall de grandes formes colorées accueillent les jeunes visiteurs au sol et dans les airs, imposant d'emblée une vision ludique de l'espace, une invitation au voyage de Stéphane Calais qui revient ponctuer à plusieurs reprises de ses toiles évanescentes les espaces du site, telles des respirations bariolées.

À l'image de ces 52 petites robes virevoltantes qui montent et descendent suivant un mécanisme robotique construit par l'artiste mexicain Fernando Palma Rodriguez, une œuvre qui peut se lire comme un mobile ludique alors que le tracé reprend la figure stylisée du coyote céleste, figure cosmogonique préhispanique. À la fois puissante et politique, elle mérite à elle seule le détour et pourra enchanter les tout-petits comme les très grands. On pourra se questionner longuement sur l'installation de Chou Yu-Cheng que d'aucuns ne verront même pas, mais qui interpelle ceux et celles qui le remarquent.
Au fil des pérégrinations se développent des ambiances différentes, des paysages mouvants et changeants comme l'atmosphère qu'a arpenté Abraham Poincheval avec sa vidéo dans les nuages ou comme la rivière illuminée de Minouk Lim. On s'amusera beaucoup, ou on se fera peur, c'est selon, en montant l'escalier en colimaçon de Yona Lee pour s'assoir sur une chaise ou s'allonger sur un lit et contempler la halle 4 en prenant de la hauteur. Sans oublier de se faufiler dans les deux gros tuyaux de ciment de Pannaphan Yodmanee qui recèlent des trésors de peintures miniatures.
Il y a tant de choses à regarder, de recoins à explorer qu'une seule visite n'y suffira pas. Car cette Biennale s'arpente comme un jardin changeant sans cesse, à l'image des sculptures inquiétantes de Isabelle Andriessen qui évoluent pendant toute la durée de l'événement, grignotées par des matériaux zombies....

Les lieux : Usine Fagor Lyon 7e (à conseiller pour les familles), Musée d'art contemporains Lyon 6e et Institut d'art contemporain à Villeurbanne (jeune création).

© Philippe Schuller

Aqua - L'invention des Romains

du 8 novembre au 6 mai 2018 Lugdunum, musée et théâtres romains - Lyon

L’eau, indispensable à la vie, est un élément fondateur de la civilisation romaine. Aqueducs, puits citernes, thermes, fontaines… témoignent de l’omniprésence de l’eau dans la vie quotidienne des Romains.
La civilisation gréco-romaine a pris naissance dans le monde méditerranéen, où l’eau est un bien rare et précieux. L’eau qui désaltère, qui irrigue et qui lave, est symbole de vie, de fertilité et de pureté. Les Romains attachaient la plus grande importance à la qualité de l'eau qu'ils buvaient et dans laquelle ils se baignaient régulièrement. Capter l’eau, la conduire, la faire jaillir dans les fontaines, signifiaient le luxe et la maîtrise technique. A Lugdunum, quatre grands aqueducs pouvaient déverser chaque jour dizaines de milliers de m3 d’eau : par leur longueur et leur complexité, unique dans le monde romain, ils attestent des moyens considérables mis en œuvre pour conduire l’eau jusqu’aux points les plus élevés de la ville.

Le cœur de l’exposition est destiné à montrer à un très large public, enfants et adultes, l’importance que l’eau avait déjà dans le monde romain, à travers l’exemple de Lyon, son omniprésence dans la vie quotidienne, les moyens considérables qui ont été consacrés aux « monuments des eaux » et leur haut degré de technicité.

Les bons plans pour découvrir l'exposition : des visites le dimanche (consulter l'agenda). Un programme d'ateliers pour les enfants pendant les vacances d'hiver et de printemps.

© DR
© DR Musée des tissus
© Claude, vers 40-44 ap. J.-C. Paris, musée du Louvre. Photo © RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / Hervé Lewandowski

Claude. Un empereur au destin singulier

du 1er décembre au 4 mars Musée des Beaux-Arts - Lyon

Cela faisait un petit moment que le musée des Beaux-arts ne nous avait pas gratifié d'une grande exposition mettant l'Antiquité à l'honneur. Avec Claude, un empereur au destin singulier, c'est chose faite.
Claude, empereur méconnu et souvent réduit à ses célèbres épouses, Messaline et Agrippine, a pourtant fait beaucoup plus que ce qu'en disent les auteurs antiques, qui n'avaient pas l'air de beaucoup l'apprécier. Claude, enfant chétif, boitant et bégayant n'aurait jamais dû devenir le plus haut magistrat romain, mais les méandres de l'histoire en ont décidé autrement. Il naît à Lyon, le 1er août en -10 avant J.C., sans doute parce que son père, qui guerroie en Germanie en a fait sa base arrière, et y reste les deux premières années de sa vie, avant de retourner à Rome avec sa mère Antonia la Jeune, son frère Germanicus et sa sœur Livilla à la mort du père, à Mayence. Il sera couronné empereur, contre toute attente, presque 50 ans plus tard. C'est ce parcours que va retracer cette grande exposition, notamment en montrant les dernières recherches des historiens et des chercheurs. Seront réunis en trois sections environ 150 œuvres : statues, bas-reliefs, camées et monnaies, objets de la vie quotidienne, peinture d’histoire... Des extraits de films, des restitutions 3D et des photographies de l’artiste Ferrante Ferranti complèteront le parcours, pour inviter le visiteur à la redécouverte d’un homme dont, de manière inattendue, le destin décida qu’il serait un grand empereur romain. D'autant que le musée met en place des visites actives pour les 6-7 ans qui offrent la possibilité de découvrir la mode et la vie quotidienne de l’empereur Claude et de sa famille !  Sans oublier cette très chouette initiative de commander une nouvelle à Guillaume le Cornec, créateur de la série des Jaxons, en collaboration avec les éditions du Rocher, Ne tirez pas sur l'empereur, pour les ados. Un concept mêlant fiction, réalité et déambulation sonore qui permet de s'approprier les contenus de façon ludique et de plonger au cœur de l'exposition.

Pendant les vacances deux propositions dédiés aux plus jeunes, les lundis, mercredis et jeudis : - Portraits romains revisités (8-10 ans), à 10h15. À travers l’observation de bustes antiques, crayons en main, retravailler lignes et valeurs aux encres colorées pour un effet graphique actualisé. - Un jour chez l'Empereur (6-7 ans), à 10h30. Découvre la mode et la vie quotidienne de l’empereur Claude et de sa famille !

Da Vinci Les inventions d'un génie

du 13 septembre au 13 janvier La Sucrière - Lyon

Regarder, toucher, comprendre et surtout faire fonctionner les machines futuristes de Leonard de Vinci, c’est la promesse de l’exposition-événement Les inventions d’un génie, à Lyon à partir du 13 septembre.
Peintre, sculpteur, mathématicien, médecin, ingénieur, architecte, Vinci le touche-à-tout (1452-1519) a dessiné dans les milliers de pages de ses célèbres Carnets des centaines de machines, ancêtres de l’automobile, de l’hélicoptère, du parachute, du triple engrenage, du roulement à billes, du marteau mécanique, du scaphandrier, du bateau à aube, du char d’assaut...

Perfectionnée pendant quatre ans par Jean-Christophe Hubert et Vincent Damseaux (historien d’art et architecte liégeois), entourés d’une vingtaine de corps de métier, l’exposition Da Vinci est la plus importante jamais consacrée au grand Léonard. Après Bruges et Istanbul, avant Barcelone et la Chine, elle a choisi La Sucrière pour présenter sur 1000 m2 plus de 200 objets, dont 100 machines en bois et métal, reproduites en grandeur nature ou maquettes.

Pédagogique avant tout, Da Vinci ne laissera pas le public sur sa faim. Parmi les reconstitutions (liées au thème de l’eau, l’air, les armes, les mécanismes divers, les mesures), dix maquettes à la hauteur des plus jeunes visiteurs permettront de manipuler la poulie, la boîte à vitesse, l’alternateur, l’aile volante…

Une plongée dans l’univers et le cerveau d’un génie, facilitée par dix écrans de visualisation en 3D des machines animées. L’exposition va bien plus loin que son inspirateur, dont les inventions sont demeurées pour la plupart au stade du croquis.
Autre chance : Da Vinci invite le visiteur dans l’atelier de Léonard, au moment où il broie ses couleurs, grâce à une vidéo du peintre de renom Antonio Nuziante, familier des pigments employés par Vinci.
Pour un éclairage complet de la vie et l’œuvre du génie de la Renaissance, arrêt indispensable devant les panneaux explicatifs et les facsimilés de travaux divers de Vinci (dessins, peintures).

Régal supplémentaire : une trentaine d’œuvres originales de Michel-Ange, Raphaël ou Dürer. Du grand art pour tous !

L’exposition Da Vinci, les inventions d’un génie (primaire au lycée), propose aux enseignants (primaire au lycée) un dossier pédagogique et des pistes de préparation à la visite (info@davinciexpo.fr).

© Sebastião Salgado

Genesis

du mercredi 3 juin au vendredi 31 juillet La Sucrière - Lyon

Après 2 mois et demi de fermeture, la magnifique exposition Genesis de Sebastião SALGADO sera de nouveau accessible au public du 3 juin jusque fin juillet, une nouvelle invitation au voyage et une véritable déclaration d'amour à la planète à voir absolument ! 
L'AMOUR DES PEUPLES ET DE LA NATURE
Pour Genesis, le photographe est parti pendant 8 ans à la (re)découverte de la nature, des montagnes, déserts, océans, animaux et peuples qui ont jusqu'ici échappé à l'empreinte de la société moderne. Sensible aux conditions humaines de certaines populations et aux changements de la biodiversité, SALGADO imagine « GENESIS ». Découpée en cinq chapitres géographiques, l'exposition est une rétrospective de 245 photographies en noir et blanc. Du Sud de la Planète, aux Sanctuaires naturels, en passant par l'Afrique, aux Terres du Nord et plongeant en Amazonie et au Pantanal, Sebastião SALGADO rend hommage à notre Terre. Très attaché à son pays, le Brésil, Sebastião SALGADO s'est largement exprimé depuis le début du confinement sur les conditions actuelles et la crise que traverse ce pays emblématique de l'Amérique du Sud, un écho qui résonne avec Genesis et le combat du photographe pour la planète qui dure depuis plus de 40 ans.

UN ACCUEIL SUR MESURE
Soucieux des enjeux de santé du public, La Sucrière et GL Events ont mis tout en place pour assurer la sécurité de chacun avec des dispositifs adaptés : le port du masque est obligatoire, du gel hydroalcoolique sera à disposition de tous et les réservations des billets se feront uniquement sur internet pour gérer de manière optimale les flux de visites.La jauge a été revu au tiers de la capacité d'accueil, le public pourra donc profiter de l'exposition dans des conditions exceptionnelles, presque à la manière d'une visite privée ! 

Temps de visite à respecter : 1h. L'entrée se fait toutes les 30 minutes.

Pas de billeterie sur place, réservation en ligne obligatoire.

© Musée des confluences

Hugo Pratt, lignes d'horizons

du 7 avril 2018 au 24 mars 2019 Musée des Confluences - Lyon

C’est l’expo événement de l’année au musée des Confluences. Celle qui réunit Hugo Pratt et les collections ethnologiques et historiques de l’établissement. Intitulée Hugo Pratt, lignes d’horizons elle laisse s’ouvrir l’univers de celui que beaucoup considèrent comme le grand maître du 9e art et qui s’est imposé comme un artiste majeur au regard des influences qu’il a laissées. Tout en offrant une formidable vitrine pour des objets sortis des réserves pour l’occasion, l’accrochage propose pour la première fois la confrontation de ses dessins et des objets qui les ont fait naître, le travail de recherches mené par le musée montrant qu’il s’est souvent inspiré d’œuvres provenant de grands musées occidentaux et de leurs catalogues imprimés. Découpée en quatre parties sur 750 m2, l’expo s’ouvre par la séquence Initiation à Pratt, permettant aux visiteuses et aux visiteurs de se familiariser avec le personnage, sa vie, ses influences avant de se lancer au cœur de la problématique, une “séquence immersive” conçue comme un voyage dans les géographies, parfois subjectives, de l’auteur. Entre autres, un dispositif audiovisuel interactif figure la carte de l’imaginaire prattien. Table d’orientation fictive, elle guide le visiteur dans cet espace labyrinthique, et l’amène à rencontrer les espaces réels ou rêvés, parcourus ou imaginés par Hugo Pratt avec les peuples qu’il y situe, avec Venise en point d’origine de son imaginaire et de son rapport à la lumière et aux couleurs. La suite se fait plus intimiste pour partir à la recherche de Corto Maltese et ses fantasmagories, les sons et les images qui l’ont porté, la richesse des imaginaires d’Hugo Pratt, infatigable voyageur et mémorable conteur. Ce voyage se termine par une bibliothèque où (re)découvrir les œuvres du grand homme dans un espace lecture et une galerie des 389 personnages qui peuplent ses albums. Sans oublier une sélection de couvertures de revues et magazines qu’il réalisa tout au long de sa vie, une mosaïque de Misterix, Pilote, Corriere dei Piccoli, Linus, Tintin, Pif Gadget, Sergent Kirk, (A Suivre)… à découvrir sur un grand mur.
Bons plans : une visite en famille, Comme un jeu d’enfants sur le thème de l’île aux trésors à travers l’imaginaire d’Hugo Pratt (2, 16 et 30 juin, à partir de 6 ans) et des visites insolites dans le cadre du Lyon BD Festival les 9 et 10 juin.

© DR