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jeudi 23 mai 2013

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Charlie et la chocolaterie
Chocolat 100 % excellent !

Hongfei-cultures

Dès 5 ans

HongFei Cultures est une petite maison d’édition avec un cœur gros comme ça. Ses livres font tourner les manèges de la vie. Les textes et les illustrations qui se déploient à l’intérieur de soi provoquent un frémissement permanent, invitant chaque jeune lecteur à tracer sa propre route. Cette maison ouvre les fenêtres sur l’ailleurs. Elle est un hymne à la beauté des rêves. L’intérêt pour l’inconnu, le voyage et la relation à l’autre sont les trois thèmes qui l’animent. Rencontre avec Loïc Jacob, son fondateur.

Que signifie HongFei Cultures ? 
Hongfei veut dire grand oiseau en vol. Ce mot, de Su Dong Po, poète chinois du 11e siècle, parle de la vie. Il la décrit comme un grand oiseau en vol, allant d’est en ouest et survolant la neige. Il laisse des traces mais ne s’y attache pas. Prendre son envol, se déplacer, voyager, être libre et inviter les autres à voyager… Ces images évoquent notre maison d’édition. Quant à Cultures, c’est un mot français, au pluriel, car il s’agit de faire se rencontrer les cultures française et chinoise.
En somme, nous laissons des traces qui appartiennent à ceux qui les trouvent. A nos lecteurs de s’emparer des livres qui nous ressemblent !
Quelle est votre ligne éditoriale ?
Elle naît de notre rencontre à Chun-Liang Yeh mon associé, et moi. Nous allons chercher des textes d’auteurs chinois, contemporains et classiques, de Chine continentale ou de Taiwan et les faisons illustrer en France. Certains textes sont inédits, d’autres sont déjà publiés sous forme de livre sans illustrations.

De quoi parlent les albums ?
Nous sommes des passeurs de Chine, des passeurs de textes qui concernent l’être humain. Nous parlons d’elle comme sujet, pas comme d’une Chine-objet proposée à la découverte du lecteur. Nous sommes loin de la Chine définie en terme patrimonial. On retrouve les thématiques universelles comme la vie la mort, l’absence, la maladie, le bonheur, le jardin. L’auteur, qui est souvent le héros, nous parle de ce qu’il voit quand il raconte l’histoire.
La couleur est très importante dans les illustrations Mais oui car la Chine est très colorée ! Nous voulons sortir des connotations habituelles de la littérature où il est toujours questions de calligraphie et de cette Chine classique du 18e. Ses peintures sont pleines, intenses !

Qui sont les illustrateurs ?
Ce sont des artistes vivant en France. Ils sont tous Français sauf Wang Yi.

Qu’apportez-vous à nos enfants
Des beaux livres ! Puis un univers, des images et un rythme différent. Les chinois ne racontent pas les histoires comme nous car l’action n’est pas le principal. Le mouvement l’est. Les mutations sont lentes, en profondeur. On parle d’une littérature méditative. On doit se laisser aller pour sentir que les choses sont en mouvement. C’est intéressant pour les illustrateurs qui se confrontent à cette lenteur de rythmes. Ils doivent adapter leurs images.

Propos receuillis par Muriel Mura

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Lasourisquiraconte.com

dès 5 ans

Lasourisquiraconte.com est une maison d’édition... numérique. Françoise Prêtre en tire les fils. Après 20 ans d’expérience dans la communication et l’édition, elle sort des chapitres rebattus du livre papier pour se lancer dans le livre numérique jeunesse. Sa réflexion est celle d’une maison d’édition classique : elle propose un catalogue de 24 titres inédits, lus par des conteurs, 4 collections et une ligne éditoriale qui prône des valeurs altruistes – respect de la planète, de l’Autre, réflexion sur les formes de discrimination… -. Le support, c’est l’écran. Pas le papier. Les contenus de lecture répondent parfaitement aux attentes des grappilleurs de pages dès 5 ans.

Concrètement, comment ça marche une souris qui raconte ?

On choisit l’histoire que l’on veut et on l’achète sur le site. Des extraits sont disponibles gratuitetement pour chacune des histoires proposées. L’enfant constitue sa bibliothèque virtuelle et dispose de son histoire autant de fois qu’il veut. Le fichier MP3 est offert et peut s’écouter partout ! A chaque fois, l’enfant a le choix d’une lecture audio ou de lire lui-même l’histoire.

Parlez-nous des collections
Les différences dans nos collections – Histoires à lire, à jouer, à inventer et d’écoles se situent au niveau de l’interactivité, des images et du récit. Toutes les histoires sont animées et mises en musique. Les Histoires à lire ont peu d’interactivité, les Histoires à jouer permettent des jeux avec les images, les explications de mots, des images dans les images… Les Histoires à inventer peuvent se lire ou être entendues dans tous les sens. Enfin, les Histoires d’écoles sont réalisées avec une école. Les enfants sont les auteurs et les illustrateurs. Nous sommes les producteurs.

Qu’avez-vous à dire sur le livre numérique ? Il est incontournable aujourd’hui. Regardons ce qui s’est passé dans la photo, le cinéma, l’impression, la musique… les avancées sont considérables. Les tablettes et les liseuses permettent désormais une position plus en adéquation avec l’attitude de lecture. On est assis dans le canapé, c’est tactile et amusant. Les usages ne sont pas installés pour la lecture numérique. Il y a toujours des idées reçues : « ce sont des écrans, ça fait mal aux yeux… »

Comment tordez-vous le cou à ces idées-là ?

Quand on me dit « ah mais ce sont des écrans », je réponds « oui, mais c’est de la lecture. » Je propose une alternative culturelle aux jeux par le biais de livres de belle facture. Qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse !

Propos recueillis par Muriel Mura

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Ben Lebèque à grands traits

Dès 4 ans

Faire de la BD votre métier, une évidence ?
Oui, et très jeune. Enfant, je lisais aussi bien Astérix et Obélix que des histoires de super héros dans les comics américains ou la BD Argentine, notamment Mafalda. De plus, je dessinais sur un grand tableau blanc installé dans le salon. J’ai eu un parcours scolaire compliqué à cause de ma dyslexie et j’ai fait un bac pro comptabilité avant de trouver la formation qui a comblé mes attentes : l’école Emile Cohl dont je suis sorti diplômé en 2005. Mon projet de fin d’études, Le Grand Gentil Loup a séduit la maison d’édition L’Atelier du Poisson Soluble et cet album de contes détournés est sorti en 2007.  
Qu’est ce qui vous plaît dans le secteur jeunesse ?

Quand je fais une BD pour enfants, je pars d’un sujet qui me porte, comme l’intolérance dans le Gentil Loup ou l’écologie dans Petit Renard et puis, on peut les faire rire avec des choses simples. Je réalise aussi des illustrations pour des livres scolaires, le magazine Wakou et, dans les cartons, j’ai un projet pour le secteur adulte ainsi qu’un nouvel album de contes détournés… C’est enrichissant de varier et j’aime beaucoup transmettre. J’anime des stages à Emile Cohl et j’interviens régulièrement auprès d’enfants ou d’ados, on apprend beaucoup en mettant des mots sur des gestes que l’on fait d’intuition.  
Que représente pour vous le Festival Lyon BD ?

Déjà, c’est un bon festival ! C’est l’un des rares qui demande l’avis des auteurs et cela a participé à sa renommé. Nous sommes dans une ville très active dans ce domaine, en 2011, j’ai participé au record de la plus grande BD du monde et cette année, je me prête à l’exercice des dédicaces. Les enfants sont souvent intimidés mais quand on commence à dessiner, c’est comme si on faisait un tour de magie ! 

Propos recueillis par Charlotte Pidou

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Agenda : je cherche une sortie ok

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