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Le blaireau, un animal menacé... © DR

Le blaireau, un animal menacé...

Préserver la biodiversité 

 

  • Tout âge

 

Après le loup, le renard, voici que l’ASPAS (Association pour la Protection des Animaux Sauvages) a lancé son kit « blaireau » pour sensibiliser les adultes et les enfants de demain à cet animal réputé nuisible alors qu’il est indispensable à la chaine alimentaire et rend de nombreux services à la nature. Ce kit est composé de panneaux explicatifs rigolos, de dépliants à remettre aux enfants et d’un guide plus détaillé pour l’enseignant, l’animateur, il suffit d’en faire la demande auprès de l’association.  

C’est le moment d’attirer l’attention sur ce mustélidé méconnu puisque que c’est la période d’ouverture des consultations publiques sur la vénerie sous terre, une pratique hors d’âge et barbare, qui consiste à déterrer avec des pinces en fer les familles de blaireaux pour les exterminer ensuite.  

Mammifère omnivore familier (mais jusqu’à quand ?) de nos campagnes, le blaireau d’Europe est un animal craintif et plutôt nocturne qui peut vivre jusqu’à 15 ans, mais c’est excessivement rare. Son espérance de vie dans la nature ne dépasse guère les 5 ans (30% d’entre eux meurent chaque année), même si elle peut monter jusqu’à 12 ans, dans de rares cas.

Considéré comme forestier, il est pourtant coutumier de milieux plus ouverts. Malgré qu’il soit classé parmi les carnivores, sa denture ne lui permet pas de dépecer de grosses proies et il ne les poursuit pas.

Adepte d’une alimentation variée, il raffole des baies, des insectes, des serpents (dont il ne craint pas la morsure) et des vers de terre et ne dédaigne pas les tubercules, les racines et les batraciens.

Longtemps considéré comme un solitaire, c’est en fait un animal social qui vit à plusieurs. Un clan de blaireaux compte en moyenne de 2 à 5 individus et des juvéniles qui se répartissent dans un terrier principal.

Parce que l’une des qualités principales de ce plantigrade est sa capacité fouisseuse. En effet, il peut creuser des terriers immenses qui seront utilisés ensuite ou simultanément par d’autres espèces comme le renard, le chat forestier ou le putois. Jugez plutôt ! Il creuse des galeries jusqu’à 3 ou 4 mètres de profondeur sur une distance de 15 mètres de longueur et certaines de ces galeries se déploient sur plusieurs niveaux (des réseaux complets forment jusqu’à 300 mètres de galeries), parsemées de plusieurs entrées principales, souvent de 6 et 20.

Classé meilleur mammifère terrassier d’Europe, il rend également d’autres services à la nature. Il régule les populations d’autres espèces (il adore les larves de hannetons) et joue un rôle de sélection naturelle, il enrichit les sols avec ses déjections, aère la terre et la mélange.
Caractéristique assez singulière pour un mammifère, il est monogame et la femelle garde l’ovule fécondé pendant 10 mois avant que celui-ci se fixe dans l’utérus. Sa réelle gestation dure environ 2 mois, et souvent les jeunes naissent en février mars.  

Des études ont été réalisées dans la région, notamment dans le Rhône, pour tenter de dénombrer le nombre de ces ours modèle réduit. Il s’avère que le blaireau est davantage présent sur les territoires ruraux, même si on a trouvé un terrier sous un immeuble à Sainte-Foy-Lès-Lyon.

On le retrouve majoritairement au nord et à l’ouest de l’agglomération : Monts du Lyonnais, Monts d’Or, Franc Lyonnais*. On estimait en 2011 à 62 le nombre de terriers sur le Grand Lyon soit environ 150 blaireaux répartis sur 42 communes. Dans le Rhône quelques grands terriers connus (et étudiés) auraient plus de 60 ans et l’un d’eux, encore occupé en 2017, l’était déjà en… 1875. Et oui, le blaireau est un animal placide et fidèle.    

Sources internet https://atlasmam.fauneauvergnerhonealpes.org/accueil/especes/carnivores/blaireau-europeen/ https://www.grandlyon.com/fileadmin/user_upload/media/pdf/environnement/guide-biodiversite/20121128_gl_guidebiodiversite_blaireau.pdf

*appellation ancienne qui regroupe les communes entre la Dombes et Caluire

Sources papier Magazine La Hulotte, N° 26, N°44

par GVP

 

 

 

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